Billet 1: Crédibilité et confiance au cœur du duo cédant/repreneur

Publié le lundi 3 février 2020 par Sylvie Huard dans la catégorie Gestion des conflits, Harmonie au travail, La confiance: l'art des familles en affaires, Planification de la relève, Relève familiale

Voulez-vous que je lise ce billet pour vous?

Ça prend du courage pour faire un transfert dans une entreprise familiale. Le défi du repreneur est d’être crédible et celui du cédant est de se faire confiance dans ses connaissances stratégiques. Afin d’établir cette confiance essentielle au sein du duo cédant/repreneur, l’intégrité et l’intention sont des éléments clés à ne pas négliger.

Un bon dirigeant n’est sans doute pas différent d’une culture à l’autre, en ce sens qu’un bon responsable doit avoir de la crédibilité. C’est quelque chose que l’on impose… par la façon dont on se conduit soi-même et par les résultats qu’on a obtenus.
– Docteur Victor K. Fung, ex PD-G de Li & Fung

La confiance en soi est vitale au bon déroulement de tout processus de transfert. Si le cédant se fait souvent confiance quand arrive le moment de transférer ses connaissances opérationnelles, il s’avère parfois plus difficile de trouver les mots justes pour transférer ses intuitions stratégiques. Or, ces intuitions sont, bien souvent, ce que cherchent à comprendre les repreneurs.

Pour que le cédant ait, à son tour, confiance en son repreneur, un ingrédient s’avère primordial : la crédibilité.

Selon Stephen M. R. Covey, il existe quatre fondements à la crédibilité, fondements qui sont directement liés à la confiance en soi : intégrité, intention, capacités et résultats.

Attardons-nous d’abord à l’intégrité et à l’intention.

L’intégrité, selon moi, est synonyme de transparence. Il s’agit d’avoir le courage d’être qui l’on est et de se montrer à l’autre dans toute sa vulnérabilité. L’intégrité, c’est aussi se montrer cohérent en mettant en pratique les valeurs que l’on défend.

Ainsi, pour élaborer un processus de transfert harmonieux, chacune des parties a tout intérêt à se faire confiance, à verbaliser, en toute humilité, ce qui ne fonctionne pas et à mettre au clair les attentes respectives.

L’intégrité est souvent déjà présente chez les membres d’une famille en affaires. Par contre, ce qui est un peu plus compliqué, c’est de bien percevoir l’intention de l’autre, surtout quand nous sommes en désaccord.

Les cédants ont, bien souvent, l’habitude de gérer à leur manière leur entreprise : leur expérience et leur intuition les mènent à bon port. Quand, toutefois, les repreneurs — qui ont évolué dans un monde VICA, une société qui évolue constamment à vitesse grand V — remettent en question les façons de faire, la communication peut rapidement se briser.

Pourquoi, me demanderez-vous ?

Parce que les cédants, qui sont, eux aussi, confrontés à plusieurs défis créés par ce monde en perpétuel changement, ont parfois de la difficulté à prioriser l’échange. Or, l’intention derrière les remises en question des repreneurs est, bien souvent, ce désir d’échanger.

Nous vous souhaitons d’établir un moment d’échange rythmé pour que chaque membre puisse aborder les sujets délicats dans les moments où ils en auront le plus besoin.

Bref, afin de vivre un processus de transfert harmonieux qui favorise la communication, il s’avère essentiel que le cédant se fasse confiance afin de transmettre ses intuitions à la jeune génération tout en étant à l’écoute de celle-ci. Dans le prochain billet, nous aborderons les deux autres fondements de la crédibilité au cœur de la confiance en soi : capacités et résultats.

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Sylvie Huard

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