Le chaos, les conflits, la famille et la relève

Publié le mardi 28 juin 2011 par Sylvie Huard dans la catégorie Gestion des conflits, Relève familiale

En entreprise familiale, les enjeux relationnels recèlent évidemment un fort potentiel émotif. Par contre, même si cela peut parfois être lourd, ces liens jouent un rôle puissant dans la résolution de conflits. La raison est simple : tous les enfants veulent le bonheur de leurs parents… et tous les parents veulent le bonheur de leurs enfants. Cette vérité existe toujours quelque part, même en situation difficile. Cette vérité, c’est l’amour!

Travailler en famille offre l’avantage de ne pas avoir besoin de se parler pour se comprendre. Par contre, quand il est nécessaire de le faire, les réflexes de communication sont souvent atrophiés. Pas toujours facile de se sortir du bourbier!

Au risque de me répéter…

La situation typique est celle-ci : un fondateur d’entreprise qui ne formule pas sa vision et qui tient pour acquis que ses enfants sauront manœuvrer le navire après son départ. Pour lui, c’est l’évidence! Il présume que le fait d’avoir travaillé avec eux pendant des années leur donne une base de connaissances suffisante. Cette absence de communication stratégique génère (ou générera) des conflits. Et le fondateur qui ne cesse de se dire : « Comment se fait-il qu’ils n’aient pas compris? »

Comme le mentionne cet article du journal Les affaires, les fondateurs sont souvent malhabiles pour gérer les relations et cela compromet malheureusement la réussite de leur relève.

L’acharnement, un signal décisif

Quand une situation difficile perdure, l’impatience et l’irritation ajoutent un degré de stress supplémentaire. Si l’équipe s’acharne sur un problème qui ne semble pas vouloir se résoudre, il est temps de changer le centre d’attention!

La résolution d’un conflit se fait en prenant un pas de recul et en changeant la base de réflexion. Pour ce faire, un animateur extérieur, donc neutre, amènera la distance nécessaire pour faire avancer les discussions.

Olivier Zara expliquait récemment, lors d’une présentation, que 5 % du temps de travail a un impact sur le 95 % restant. Il suggère donc de faire de ce 5 % une réflexion efficace qui utilise l’intelligence collective.

Bien guidés, les moments privilégiés de communication sont la clé de la résolution de conflits. Pourquoi? Parce qu’en prenant le temps de s’arrêter et de considérer la situation sous tous ses angles, on découvre de nouvelles pistes de solution. En enlevant la pression et l’acharnement sur l’élément problématique, on ouvre des possibilités inexplorées.

Mon conseil : lâcher le problème tel que vous le voyez. La solution n’est pas dans le problème, elle est ailleurs!

  1. Offrez-vous du temps de réflexion.
  2. Identifiez les talents au sein de l’équipe.
  3. Mettez-vous au diapason sur un objectif commun.
  4. Priorisez les méthodes pour l’atteindre.

C’est ainsi que vous récolterez les meilleurs résultats, à la fois dans la gestion de conflit et dans la performance de l’entreprise.

Pour aller encore plus loin, je vous invite à visionner ma présentation qui traite de la gestion des conflits en relève familiale.

Commentaire(s)

  1. Je suis tout à fait d’accord avec votre solution. Les conflits sont parfois résultants d’une différence de vision. Recadrer le problème ailleurs et se mettre au diapason sur un objectif accroché à la réalité de l’entreprise (ici et maintenant) et s’entendre sur une démarche pour l’atteindre permet de mobiliser les membres et de réduire le conflit.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>


Membre de :