Billet 5: Cher cédant, cher repreneur, réalisez-vous l’ampleur de vos défis ?

Publié le lundi 16 juin 2020 par Sylvie Huard dans la catégorie Harmonie au travail, La confiance: l'art des familles en affaires, Planification de la relève, Relève d'entreprise, Relève familiale
Voulez-vous que je lise ce billet pour vous? Le saviez-vous ? Pour réussir un transfert d’entreprise, le cédant et le repreneur doivent développer une confiance mutuelle basée sur la loyauté.
«L’expérience m’a appris que les gens qui inspirent rapidement confiance, loyauté, enthousiasme et énergie sont ceux qui répercutent les honneurs reçus sur ceux qui ont vraiment fait le travail. Un chef n’a pas besoin d’honneurs… Il en a déjà plus qu’il n’en mérite.»
Robert Townsend, ancien PDG d’Avis
Afin d’instaurer une confiance mutuelle au sein du duo cédant/repreneur, il s’avère primordial de faire preuve de loyauté envers l’autre : cette loyauté amènera d’ailleurs une compréhension de l’autre qui permettra au duo d’obtenir des résultats satisfaisants en lien avec les plus grands défis de l’entreprise.

La loyauté dans un processus de transfert

La loyauté au sein du duo cédant/repreneur rime avec compréhension. Comprendre, connaitre et «challenger» l’autre permettra au cédant comme au repreneur d’épauler leur partenaire, intimement et publiquement, dans un processus de transfert tout en faisant preuve de transparence et d’honnêteté. Pour y arriver, il s’avère important d’avoir bien en tête les défis de chacun.  

Les défis du cédant : perte identitaire et documentation de 35 ans de business

Les défis du cédant sont multiples lors d’un transfert d’entreprise. En laissant les rennes à la relève, il perd son statut social en tant que dirigeant d’entreprise. Cette réalité coïncide avec une perte identitaire souvent importante qu’il ne faut pas négliger. Le cédant fait face à un autre défi de taille : préparer la relève afin qu’elle priorise les bonnes actions. Cette préparation lui demande de documenter les 25 à 35 ans de « business » qu’il a dans la tête et de rendre concrète la vision stratégique de l’entreprise aux yeux du repreneur pour bien le positionner. Dans ce contexte, le cédant est également aux prises avec un défi de communication : il se doit d’exprimer sa pensée de façon précise, constructive et compréhensible. Autrement dit, l’un des principaux défis du cédant consiste à transformer un leadership centralisé (son one man show) en un leadership de collégialité. Dans un processus de transfert, le travail s’organise inévitablement à deux, en équipe. Cette transition demande donc au cédant de se préparer à la retraite ou encore à un nouveau rôle interne qui lui donnera plus de liberté.  

Les défis du repreneur : comprendre le cédant et bien communiquer

Le premier défi du repreneur consiste à comprendre les enjeux émotifs auxquels fait face le cédant lors du transfert. Céder une entreprise bâtie avec cœur est loin d’être chose facile, et saisir cette difficulté est essentiel à l’instauration de la confiance au sein du duo. Dans ce contexte, le défi du repreneur consiste à se faire accepter par toutes les relations importantes avec lesquelles l’entreprise s’est construite et, par le fait même, à consolider sa crédibilité auprès des différents acteurs clés. Tout comme pour le cédant, l’un des principaux défis du repreneur est aussi de bien communiquer. Il se doit, lui aussi, d’exprimer sa pensée de façon précise, constructive et compréhensive afin d’établir, en étroite collaboration avec le cédant, un plan stratégique rassembleur et une entente concernant les dépenses de l’entreprise permettant à la fois de sécuriser les actionnaires et d’innover. Dans un processus de transfert, l’une des priorités est de bien choisir le repreneur : il s’avère essentiel que ce dernier et le cédant partagent les mêmes valeurs et la même vision de l’entreprise. Dans ce contexte, les défis du repreneur consistent à s’assurer que son talent est bien lié au défi de l’entreprise et à bien définir son rôle en regard de celui du cédant. Une fois ces étapes franchies, la relève sera en mesure de mobiliser son équipe et de prendre des décisions qu’elle juge pertinentes avec une plus grande liberté.  

La clé d’un bon transfert : une confiance mutuelle basée sur la loyauté

Bref, réaliser l’ampleur des défis auxquels fait face le duo cédant/repreneur leur permet de développer une confiance mutuelle basée sur la loyauté. Une fois cette loyauté établie, il s’avère plus aisé de s’assurer d’obtenir des résultats en faisant des choix conscients qui permettront au cédant comme à la relève d’avancer ensemble avec sens et puissance au lieu de pédaler dans le vide. Avez-vous mis en place votre plan de match pour chacun de ses défis ? Nous vous souhaitons des rencontres régulières pour avancer avec sens et puissance ensemble. La loyauté et les résultats sont 2 des 13 aspects de la confiance. Nous aborderons, dans le prochain billet de blogue, deux autres aspects qui, selon Stephen M. R. Covey, sont au cœur de l’établissement de la confiance relationnelle : l’importance de s’améliorer et d’affronter la réalité. — Vous aimeriez recevoir les prochains articles de la série par courriel ? Vous n’avez qu’à inscrire votre adresse courriel dans le menu latéral et le tour est joué !
Sylvie Huard

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